« Ça s’est passé un 23 mars… »

phillipe Ier de France (2)Un roi nonchalant, sans réels pouvoirs 

1059. Philippe Ier de France, né en 1052 en Champagne, quatrième roi de la dynastie des Capétiens, est couronné à Reims le 23 mars 1059.

Le jeune prince, âgé de seulement sept ans, est ainsi associé au trône du vivant de son père Henri Ier, comme cela restera l’usage jusqu’à l’époque de Philippe II Auguste.

Henri Ier, meurt l’année suivante, et Philippe, alors âgé de huit ans, est placé sous la régence du comte de Baudouin V de Flandres.

Nonchalant et consacré aux plaisirs, Philippe Ier sera, comme ses prédécesseurs, un souverain aux pouvoirs très limités par la puissance des grands féodaux. Il ne prendra part à aucune des grandes entreprises de son long règne de près d’un demi-siècle.

Il saura néanmoins accroître les bases du domaine royal, en y ajoutant le Gâtinais, le Vexin et le comté de Bourges.

Philippe Ier de France décède le 29 juillet 1108, à Melun. Louis VI le Gros, son fils, lui succédera.

Dysnastie : Capétiens directs
Sources pour ce résumé : Wikipedia.org ; Herodote.net

« Ça s’est passé un 21 mars… »

duc d'enghienExécution sommaire dans les fossés de Vincennes

1804. Embarqué dans la nuit du 15 au 16 mars par un détachement du 22 régiment de Dragons, sur les terres du grand-duc de Bade, à Ettenheim, à dix kilomètres au-delà du Rhin, Louis Antoine de Bourbon, duc d’Enghien, a été enfermé à Strasbourg, avant d’être expédié à Vincennes, le 20 mars.

Suspecté d’avoir trempé dans la tentative d’enlèvement du Premier consul par Cadoual et Pichegru, le petit-fils du prince de Condé, âgé de trente et un ans, est sommairement jugé le soir même par une commission militaire.

A l’issue de ce simulacre de procès, sans témoin ni défenseur, il est condamné à mort pour complot contre la sûreté de l’Etat, et passé par les armes dans les douves du château, au cours de la nuit du 21 mars 1804, à deux heures du matin.

Tout est parfaitement orchestré, une tombe est déjà préparée, non loin du pavillon de la Reine. Napoléon Bonaparte, qui songe déjà à coiffer la couronne impériale, a voulu ainsi démoraliser les royalistes et creuser un fossé de sang entre lui et les Bourbons.

Pourtant, le député de la Meurthe, Antoine Blay, osera déclarer à la tribune du conseil des Cinq-Cents : « C’est pire qu’un crime, c’est une faute ! »

Famille : fils unique du prince de Condé et Bathilde d’Orléans
Sources pour ce résumé : Herodote. net ; Wikipedia.org ; napoleon.org

« Cavelier de La Salle »

cavelier de la salleAssassiné le 19 mars 1687

1687. René Robert Cavelier de La Salle, qui a démontré et renforcé la prédominance de la France en Amérique du Nord, meurt assassiné, tué d’une balle dans la tête, à 44 ans, le 19 mars 1687, lors d’une mutinerie, sur les bords du Trinity, au Texas.

Bourgeois de Rouen parti faire fortune au Canada, Cavelier de la Salle avait atteint, en 1682, le delta du Mississippi et le Golfe du Mexique. A l’immense contrée qu’il venait de reconnaître, et de placer sous la souveraineté de la France, il a donné le nom de Louisiane, en l’honneur de Louis XIV.

En 1763, à l’issue de la Guerre de Sept ans, les Anglais en annexerons une grande partie. En avril 1803, Napoléon Ier cède ce qui reste de la Louisiane aux Etats-Unis, pour la somme de quinze millions de dollars.

Sources : Wikipedia.org ; biographi.ca/fr

« Chuck Berry s’en est allé ! »

Guitariste, chanteur, auteur-compositeur, Chuck Berry, qui a marqué l’histoire du Rock and Roll, a rejoint, hier samedi 18 mars 2017, le paradis des rockeurs !

Il enregistre ses premiers titres, « Maybellene » (R n R) et « Wee Wee Hours »(Blues) en 1955. Au même titre que Gene Vincent ou Bill Haley, Chuck Berry, sa légendaire Gibson et Maybellene ont, sans aucun doute, contribué à donner aux ados de cette époque le goût de la musique rock ! 

Il compose, écrits et enregistre ensuite des rocks d’anthologie qui seront repris par de nombreux musiciens et groupes de rock de par le monde… Roll Over Beethoven (1956), School Day (1957), Rock and Roll Music (1957), Sweet Little Sixteen (1958), Johnny B. Goode (1958), Carol,  and Reelin’ and Rockin’ (1958), Nadine, Memphis Tennessee (1963), etc.

Il a aussi enregistré de jolies ballades, mélangeant country, rock et chant choral, telle que… «You Never Can Tell» (1964). Titre repris par Emmylou Harris, et Bruce Springsteen, entre autres.

Il n’était pas qu’un chanteur, véritable showman, sur scène c’était un mix de musique, de pas de danse… son célèbre « duckwalk », d’énergie, d’émotions et d’humour. Il se donnait à fond pour partager avec son public un réel moment de plaisir. Mort à 90 ans, Chuck Berry laisse une oeuvre conséquente qui restera dans l’histoire du Rock.

Il annonçait la sortie d’un nouvel album, courant 2017, intitulé « Chuck ».

God blesses Chuck Berry

« Robespierre… »

FRANCE : Maximilien de Robespierreétait contre la peine de mort ?

Il est permis, au cours de sa vie, de changer d’avis. « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. »

Maximilien de Robespierre, avocat et député, homme rigide et obscur qui, étant contre une monarchie, fût-elle constitutionnelle, préconise un changement radical de la société.

Il fait ses débuts en politique à l’Assemblée constituante et au Club des Jacobins. Le plus extraordinaire est que ce politicien, ce démagogue, qui sera un des acteurs essentiels de la Terreur, était, et c’est à peine croyable, un vigoureux adversaire de la peine de mort. A ses débuts professionnels, juge de son état, il avait été amené à condamner à mort un assassin. Une épreuve morale qui l’a fortement marqué.

Voici quelques passages extraits du discours du futur dictateur, prononcé le 30 mai 1791 à l’Assemblée constituante : « Ecoutez la voix de la justice et de la raison, elle vous crie que les jugements humains ne sont jamais assez certains pour que la société puisse donner la mort à un homme condamné par d’autres hommes sujets à l’erreur. Je conclus à ce que la peine de mort soit abrogée. »

Deux ans plus tard, le même Robespierre se fait le chantre de la chute de la royauté. Elu à la Convention nationale, il siège sur les bancs de la Montagne et s’oppose à la Gironde. Durant l’été 1793, il entre au Comité de salut public, où il travaille à l’instauration d’un gouvernement révolutionnaire et de la Terreur. 

Ardent défenseur de la Guillotine, qu’il fait d’ailleurs fonctionner de manière effrénée, et sous la lame de laquelle, par un juste retour des choses, il mourra le 10 Thermidor de l’An II.

Robespierre et son frère Augustin, Couthon, Saint-Just et dix-neuf de leurs alliés furent donc guillotinés le 28 juillet 1794, le véritable jour de « la Fête nationale » pour les Thermidoriens ; puis soixante et onze autres révolutionnaires le lendemain, et plusieurs encore les jours suivants.

Sources : Wikipedia.org ; larousse.fr ; herodote.net ; universalis.fr ;
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« Le retour du printemps… »

Chantez merles et grives, annoncez le printemps, selon la loi du temps, la nature va revivre…

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(Photo le 11 mars 2017 – Gérard Briffoteaux-Fleury)